Approches transrégionales
Construire une communauté mondiale implique à la fois de soutenir des processus d’intégration régionale et que s’organisent les relations entre ces régions émergentes. La volonté d’appuyer des approches trans-régionales qui aillent au-delà des relations institutionnelles entre États est déjà ancienne à la fondation. La tenue des Assemblées continentales de l’Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire entre 1994 et 2004, puis celle de l’Assemblée mondiale de citoyens en 2001 ont permis de voir à quelles conditions
un tel processus instituant pouvait déboucher sur des agendas stratégiques communs.
À ce titre, l’invention de processus d’Assemblées locales, nationales ou continentales de citoyens réunit toutes les priorités de la Fondation. Qui plus est, l’articulation intercontinentale des diverses assemblées citoyennes préfigure une communauté mondiale plurielle et solidaire. Pour aller plus loin, le Forum China-Europa constitue un prototype d’un dialogue de société à société entre des régions du monde dont il est peu probable qu’elles forment à court terme une union. Ce modèle peut s’appliquer à d’autres cas, comme le dialogue entre l’Europe et le Cône sud, entre l’Europe et l’Afrique de l’est… La fondation cherche à mettre en lien les mouvements d’assemblées de citoyens qu’elle soutient (cône sud, sahélo-saharien, Océanie…).
Il existe par ailleurs des ensembles géopolitiques et géoculturels de fait qui, tout en étant situés dans des « régions du monde » différentes, n’en présentent pas moins une unité. C’est le cas de l’ensemble méditerranéen qui constitue, du fait de la multiplicité des liens, un espace de dialogue inter-régional incontournable. La fondation a donc choisi de soutenir l’émergence d’une assemblée citoyenne des peuples de la Méditerranée.




