La société durable
Renouveler les modes de pensée au service d'une société durable
Toute société, toute époque, se caractérise par une « vision du monde », une manière de lire le réel. En période de crise, ce sont moins les connaissances qui font défaut que notre manière de les interpréter, de les hiérarchiser et d’en tirer des conséquences pour l’action.
Les changements à susciter ou à accompagner concernent notamment la reconnaissance de la complexité et de la dimension dynamique et historique des systèmes, des approches moins sectorisées, plus globales (ce qui incite par exemple à l’approche « clinique », aux études de cas, dans la formation), le développement d’attitudes plus collaboratives et interactives, moins compétitives, aussi bien dans la recherche que dans l’éducation.
Dans la pratique, la fondation soutient des actions telles que la sélection des semences mutualistes, la création d’une Université internationale « Terre-citoyenne », l’évolution de la formation des cadres administratifs, économiques et sociaux, le développement des approches interculturelles ainsi que l’évolution de notre conception du vivant, la gestion et la compréhension des systèmes complexes.
La transition vers une société durable
La construction d’une société durable passe par l’invention de nouveaux modes de production, d’orientation et de mobilisation de l’épargne, d’échange et de consommation.
Dans ce domaine, une stratégie de changement de grande ampleur implique de mobiliser aussi bien des « innovateurs », qui osent sortir des sentiers battus et inventer des solutions concrètes, que des « doctrinaires », qui élaborent, valident et légitiment de nouveaux cadres conceptuels, des « généralisateurs », qui ont la capacité de faire changer d’échelle les innovations, et des « régulateurs » qui créent le cadre législatif et juridique propice à de nouveaux agencements institutionnels et à de nouveaux modes de faire.
La fondation veut contribuer à cet immense effort en privilégiant trois axes :
1. des initiatives globales pour repenser l’économie, soit à partir du monde universitaire soit à partir des innovateurs ;
2. d’autres pratiques financières et monétaires pour changer d’économie, à partir notamment de tous les travaux menés dans le passé pour définir les indicateurs d’une véritable finance solidaire ;
3. des filières de production et de distribution à la fois responsables et durables, en particulier dans le cas de la filière agroalimentaire.





