Soyons libres !
Pour la FPH, les logiciels libres sont plus que de simples outils. Ils sont le reflets de valeurs auxquelles la fondation est attachée.
Qu’est-ce qu’un logiciel libre ?
Un logiciel est dit libre lorsque il respecte les quatre libertés suivantes :
1. liberté d’utilisation du logiciel,
2. liberté d’étude du fonctionnement du logiciel,
3. liberté de modification du logiciel,
4.liberté de redistribution des modifications du logiciel.
Qu’est-ce que cela apporte qu’un logiciel soit libre ?
Pour un utilisateur normal, le principal argument en faveur du libre, c’est sa gratuité.
Mais la liberté d’un logiciel signifie beaucoup plus que la seule gratuité :
Premièrement, dès qu'un code source peut être téléchargé, il y a de fortes chances qu’il soit lu par des passionnés, totalement indépendants, qui vérifieront la qualité du code. En particulier, ils vérifieront que le logiciel ne fait pas autre chose que ce qu’il a annoncé. Par exemple, qu’il ne fouille pas votre disque dur, qu’il ne se connecte pas indûment à des sites interdits, bref qu’il n’est pas un spyware (programme espion).
Deuxièmement, libérer un logiciel permet de lui donner une vie propre, indépendante des créateurs originaux : si ceux-ci disparaissent dans la nature, d’autres pourront reprendre le flambeau et continuer librement le développement du logiciel.
Troisièmement, un des corollaires de la liberté d’un logiciel, est son format d’enregistrement libre. Il sera donc facile pour un autre logiciel de lire les données produites par un logiciel libre. Cela signifie que vous conservez le contrôle des données que vous produisez à partir d’un logiciel libre, sans le risque d’obsolescence au moment du passage d’une version à une autre.
Qu’est-ce que cela apporte à la FPH d'utiliser des logiciels libres ?
Après avoir lu les lignes précédentes, vous vous poserez probablement la question :
« qu’est-ce que la FPH a à y gagner à fournir gratuitement ses logiciels ? ».
La réponse tient en trois mots : « la confiance, la rigueur et la mutualisation »
- la confiance : la fiabilité des logiciels est régulièrement testés par la communauté des développeurs du libre. Le programme n'est pas prisonnier des mise à jours obligatoires et continuera de fonctionner dans l'avenir. En cas de souci technique, la FPH peut s'appuyer sur la communauté des développeurs ou des utilisateurs.
- la rigueur : rendre son logiciel libre, c’est comme publier ses résultats de recherche dans un journal scientifique : c’est soumettre son travail au jugement de ses pairs ; et comme on désire que ce jugement soit favorable, cela oblige à essayer d’écrire un code informatique plus lisible et plus rigoureux ; cette rigueur est un gain pour le jour où il faudra se replonger dans des parties de codes écrites des années auparavant, un code mal écrit peut alors se transformer en cauchemar de maintenance.
- la mutualisation : en rendant ses logiciels libres, la FPH espère créer autour des communautés d’utilisateurs avertis et de développeurs qui contribueront à l’amélioration permanente des logiciels.
Voilà pourquoi elle soutient, haut et fort, le logiciel libre.






